Master II en Topographie et Systèmes d’information géographique : Neysa, première femme diplômée de l’ESUP-Jeunesse

Avec cette soutenance qui s’est tenue le 29 décembre 2018 au sein de l’Ecole supérieure polytechnique de la Jeunesse (ESUP-Jeunesse), la filière Cours du jour en Master II Topographie et Systèmes d’information géographique célèbre la première femme à soutenir avec succès. Devant un jury présidé par Dr Somdouda Sawadogo, Maître de conférences en Mathématiques, Mireille Neysa W. Sawadogo a exposé sur le thème : « Application de la loi 034-2009/AN portant régime foncier rural dans la gestion des conflits fonciers en milieu rural », et s’en est sortie avec la note de 15/20 soit la mention Bien. Lundi dernier dans l’après, nous avons été ses hôte à son domicile du quartier Zone 1, l’occasion de nous parler de son thème, de la filière qu’elle a choisie et de ses ambitions après l’obtention du diplôme.

Pouvez-vous nous résumer votre étude, en nous précisant ce qui vous a poussé à choisir le thème ?

La topographie est liée au foncier et j’ai voulu plus m’orienter vers le foncier rural qui est un pilier pour le développement au Burkina Faso. Dans mon étude, j’ai eu affaire à la loi n° 034 qui régie le milieu foncier en milieu rural. Avec l’appui de mes professeurs et de mon maître de stage, je me suis intéressé à l’application de la loi 034 dans la gestion des conflits fonciers en milieu rural.

Comment s’est passée votre enquête ?

La recherche s’est bien passée. J’ai effectué mon stage au niveau de la Direction générale du Foncier de la Formation et de l’organisation du monde rural (DGFOMER). Là, j’ai rencontré plusieurs interlocuteurs, notamment mon maître de stage et ses collègues qui m’ont beaucoup soutenu, ce qui m’a beaucoup facilité la tâche.

ous avez tout de même dû rencontrer quelques difficultés dans la collecte de certaines informations !

Dans le but d’enrichir mon document, j’ai eu à mener des démarches auprès d’autres structures. A Ouagadougou, j’ai déposé des demandes dans plusieurs structures, mais il n’y a que le Tribunal administratif et le Tribunal de grande Instance de Ouagadougou qui m’ont répondu, mais il n’y avait pas de documentation du genre à leur niveau.
Pour cela, on m’a renvoyé vers les petites localités. J’ai fait un aller-retour en province, histoire de déposer mon questionnaire. Le tribunal de Kaya m’a répondu tard, c’est-à-dire quand j’avais déjà bouclé mon dossier. Le tribunal de Fada m’a donné certaines informations que j’ai pu utiliser. Quant aux autres questionnaires, je n’ai jusque-là pas obtenu de réponses.

Comment vous avez préparé votre soutenance ?

Bien sûr avec beaucoup de stress. Après la rédaction, j’ai donné le document à corriger avec l’accord de mon directeur de mémoire. Ensuite, je l’ai déposé pour attendre la programmation.

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